SNJ Radio Franc
La parole des journalistes

22/03/2021 | Lu 779 fois |

Le documentaire diffusé sur Canal+, "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", provoque à juste titre une onde de choc au sein de nombreuses rédactions y compris, évidemment, au sein de Radio France.
 
Nous ne pouvons que saluer ces témoignages courageux, dont celui d'une journaliste de la maison, qui rapporte des faits et des paroles inacceptables de la part de collègues masculins.
 
Ces faits et ces paroles nous scandalisent tous.
 
Notre soutien va donc à toutes les femmes journalistes de Radio France qui peuvent encore, hélas, être victimes de réflexions sexistes, de harcèlement ou d'agressions sexuelles.
 
Toutes n'osent pas témoigner, par peur de représailles ou parce qu'elles sont en contrat précaire, c'est une réalité.
 
La direction de Radio France a pourtant mis en place une cellule d'écoute spécifique et confidentielle, les organisations syndicales ont également désigné un référent chargé de faire remonter les témoignages.
 
Il faut saisir ces instances, pour que la parole se libère et que des sanctions puissent être prises contre les coupables, le cas échéant.
 

Ne pas laisser faire


Il est indispensable que Radio France enquête sur toutes les alertes et qu'elle aille au bout de ses investigations, pour ne pas laisser courir l'idée que ces alertes ne servent à rien, et que l'impunité reste la règle.
 
Il faut également que Radio France se décide enfin à clarifier sa politique et son échelle de sanctions concernant le harcèlement et rende publiques les sanctions.
 
C'est indispensable pour que les victimes sachent enfin que leur parole a été entendue et qu'elles obtiennent réparation.
 
C'est indispensable aussi pour éviter que le soupçon et les bruits de couloirs pèsent sur des personnes, des services ou des rédactions.
 
Il est également vital que chacun de nous, en priorité les cadres, mais pas seulement, se mobilise pour ne plus laisser faire, pour ne plus être témoins passifs de situations inacceptables aujourd'hui.